temoin

Ou comment s'y prend Queen Mom pour rendre mon départ aussi faux que le chant d'un choriste de Jugnot au début du film. Pas folle la guêpe (à moins que ce ne soit le contraire), elle me tague pour titiller mon côté cabot. Fourbe mais efficace. Dans le mille Emile, je veux et j'exhibe.

Un trait de mon caractère : cossard. Fainéant, si vous préférez. Allergique au mot effort, pour reprendre une planche de Gaston Lagaffe. Si l'homme n'est pas fait pour travailler (la preuve c'est que ça le fatigue), je me sens très homme sur ce coup-là. Depuis tout petit je m'attache à en faire le moins possible, dans quelque domaine que ce soit. Le combat jadis mené par ma mère pour me faire étudier le piano plus d'une heure par jour mériterait à lui seul un roman en quinze tomes. Si ce blog ne s'éteignait pas, je vous raconterais bien comment un métronome a fini sa tumultueuse carrière par la fenêtre.

Un signe particulier : comme 2 à 3 % de la population - dixit mon ophtalmo - je développe une hypersensibilité lorsqu'un corps étranger s'immisce contre mes globes oculaires. Un simple examen du fond de l'oeil, passage obligé et fréquent pour une myopie telle que la mienne, m'abaisse illico le battement du myocarde au-dessous de la limite, et déclenche dans la foulée un malaise vagal. Mais soyez rassurés mes alligators, je ne me balade jamais sans mon sirop de mélisse et un bout de sucre.

Un mauvais souvenir : le 11ème tour du Grand Prix d'Autriche 1983. Patrick Tambay était parti en pôle position, il caracolait en tête de la course depuis le départ, personne ne l'aurait rattrapé, il aurait gagné, marqué 9 points, pris l'ascendant sur Prost, il aurait été champion du monde cette année-là, le premier titre d'un pilote français. Saloperie de moteur. J'achèterai jamais une Ferrari.

Un souvenir d'enfance : il avait beaucoup plu, les jours précédents. La cour de récré était jonchée de flaques d'eau, dont certaines atteignaient des tailles plus que respectables. Je ne sais plus très bien qui a lancé le défi, à quelques secondes de remonter en classe : "cap ou pas cap de te rouler dedans ?". J'ai gagné l'estime de mes copains, une punition de ma maîtresse de CM2 et l'incrédulité de ma famille. Mais c'était bien, marrant, original. Depuis, je ne manque jamais une occasion de me baigner tout habillé. Si si.

Un de mes défauts : je suis incapable de faire deux choses à la fois. Déjà, parler et mâcher un chewing gum, ça me demande un effort considérable (et comme vous le savez depuis un peu plus haut, je suis allergique à l'effort, ce qui complique encore la tâche). Encore pire : me balader dans la rue avec des écouteurs sur les oreilles. Mais ça, c'est sans doute parce que ça m'énerve de ne pas pouvoir marcher en rythme.

Un film "bonne mine" : prenez Patrice Leconte, Daniel Auteuil et Vanessa Paradis, placez-les dans un shaker, foncez la pellicule jusqu'au noir et blanc et mettez le cap sur la Côte. Vous obtenez "La fille sur le pont", l'un des films les plus réjouissants que j'aie eu l'occasion de voir. Avec de putains de dialogues qui tuent leur race, et notamment le long monologue d'Adèle, en plan séquence, tout au début. Quand je pense qu'ils n'ont fait qu'une seule prise...

Une "meilleure amie" : c'est la quinzième d'une série entamée en 1993 (ah, la première fois, ça fait toujours quelque chose quand on y repense). Elle est un peu plus âgée que moi, aime à se parer de rouge et démarre au quart de tour dès que je la sollicite. Dommage que son garage soit si loin de la maison, sinon j'irais lui faire un bisou tous les soirs avant de monter me coucher. Petite Volvo, je t'aime.

Bon. Vous voilà renseignés, mes p'tits loups. Et comme le show must go on (et que je n'ai toujours pas décidé si j'en ferai partie), place aux prochains tagués, désignés volontaires au hasard dans l'enveloppe de Maître Nadjar. J'ai nommé : Maldoror, Julien, Sifi, Nekkonezumi, Ovary et Super Pionne. A toutes et à tous, Guten Tag !